Regards : une exposition Lycée Emmanuel Mounier Châtenay-Malabry

, par Elsa Vincent

L’exposition « Regards », présentée par les plasticiens du lycée, s’ouvre sur l’engagement éco-citoyen des élèves, qui y exposent leurs dessins préparatoires pour une fresque de l’égalité. Ce projet, inscrit dans le questionnement transversal « l’artiste et la société », illustre comment les élèves mobilisent informations et documentation au service d’une intention artistique engagée.

Une réflexion sur le temps et la matérialité, menée en collaboration avec la professeure de français, donne lieu à la présentation de vanités (sculptures, dessins). La visite se poursuit avec une exploration variée du dessin et de la peinture, jusqu’aux grands formats suspendus : de l’observation rigoureuse à l’expression de l’intériorité, en passant par l’écart expressif. À travers le fusain, la pierre noire, le graphite, les pastels, l’acrylique ou l’huile, les élèves interrogent des thèmes comme « l’égalité entre les hommes et les femmes », « la dissolution de la mémoire », « la relation à l’autre », « l’inscription dans le monde » ou « l’interprétation du réel ».
L’art textile, affirmé comme sculpture suspendue, confère à la couleur volume et présence dans l’espace. Les portraits sans visage et les recherches sur le flou questionnent, quant à eux, la vraisemblance, la ressemblance et la valeur expressive de l’écart, notions clés dans l’étude du rapport au réel. Dioramas, perspectives, paysages nocturnes, assemblages surréalistes, jeux de paréidolie et références mythologiques invitent les visiteurs à plonger dans des univers parallèles.
L’interdisciplinarité s’illustre à travers des maquettes d’architecture et des installations immersives.

L’animation « La mort de la baleine », projetée sur un tissu blanc, côtoie une installation où un dessin panoramique de paysage minier, projeté sur une toile enduite de sable et d’acrylique, dialogue avec une chaise. Un message y convie le spectateur à s’asseoir pour écouter le silence, l’incitant à réfléchir sur l’impact humain sur le paysage. « Le Fil Rouge », métaphore physique des connexions de la pensée, propose une immersion 3D pour plonger le spectateur dans un espace mental.
Enfin, la diversité des médiums exposés (peinture acrylique, monotype à la gouache, pastels secs et gras, linogravure, collage, photographie numérique, cyanotype, etc.) témoigne de l’expérimentation de langages plastiques variés, essentiels pour réussir dans l’enseignement supérieur artistique. Les carnets de recherche, quant à eux, révèlent les étapes du processus créatif, du tâtonnement à la formalisation finale.

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